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chronique-sportives

Esprit critique et liberté d'expression sont de mise.

Thibaut Pinot doit croire au général !

Publié le 8 Juillet 2015 par Etienne Goursaud in Cyclisme

Thibaut Pinot ne doit pas renoncer tout de suite

Thibaut Pinot ne doit pas renoncer tout de suite

Difficile première semaine que celle qu'est en train de vivre Thibaut Pinot. Après avoir fait bonne impression lors du contre-la-montre inaugural, les choses se sont rapidement compliqués pour le français. Éjecté dans une bordure dès la 2e étape, à la peine dans la 3e étape et malchanceux dans la 4e, c'est, au total, plus de 6 minutes de retard qu'il accuse sur Christopher Froome. Un retard considérable, qui le prive quasiment de tout espoir de maillot jaune. Mais pas de top 5.

 

Le précédant Luc Leblanc

 

Luc Leblanc aborde le tour de France dans la peau d'un sérieux outsider au classement général. Seulement voila, la première semaine est catastrophique pour lui et il aborde la première étape de montagne avec neuf minutes de retard sur le maillot jaune. Une étape jugée au sommet des Arcs qu'il va remporter, au prix d'un sacré numéro. Dès lors il entame sa remontée au général. Toujours présent dans les bons coups, soit avec Bjarne Riis, soit dans le groupe le plus proche, il finira l'épreuve à la 6e place... à 10 minutes du Danois. Le calcul est simple, le natif du Limousin n'aura perdu qu'une minute supplémentaire. De quoi redonner de l'espoir à Thibaut Pinot, qui devrait aborder la 1e étape de montagne avec environ huit minutes de retard, si l'on prend en compte le contre-la-montre par équipes, ou son équipe, la FDJ, devrai perdre encore un peu de temps. Mais, si l'on prend en compte ce qu'il reste au coureur à avaler, ce retard représente beaucoup et peu à la fois. Il y aura immanquablement des défaillances et Pinot à montré par le passé qu'il était capable de réaliser de très grosse troisième semaines. Son ainé à prouvé que dans le cyclisme moderne, les retours de nulle-part étaient possibles.

 

Plus de libertés

 

Avec ce retard, il risque d'être moins surveillé, au contraire de coureurs comme Van Garderen ou Rodriguez, outsider comme lui, qui ont montrés qu'il ne va pas falloir leur laisser trop de champ. Sur une étape comme celle qui arrive à Cauterets, avec l'ascension du col du Tourmalet peut être propice à une course de mouvements, avec des attaques loin de l'arrivée. Pinot peut essayer de profiter du toit des Pyrénées françaises, pour attaquer. Il est fort probable que derrière, il y ait un marquage entre les grands favoris, les fameux "4 fantastiques". C'est le genre d'étape que le franc-comtois peut, d'une, gagner et de deux reprendre deux ou trois minutes. A partir de là, ce n'est plus du tout la même musique. Car derrière, certains auront décroché, et la tendance peut rapidement s'inverser. Des réapparitions dans le Top 10(5) peuvent s'effectuer plus rapidement que prévu. Le même type de scénario peut se produire à Pra-Loup, avec des attaques qui peuvent intervenir dans le col d'Allos. Mais pour être tout à fait objectif, il faudra, ici, des qualités des descendeur que ne possède pas forcement Thibaut Pinot, la descente de ce col étant bien plus technique que celle du Tourmalet. Il y a moyen, au passage, de glaner une joli victoire d'étape

 

Il demeure un grimpeur hors pair

 

Sans même évoquer un tel scénario, un tempérament plus "défensif", le simple fait de suivre les meilleurs en montagne peut lui garantir un Top 5. Voici les explications

S'il finissait à six minutes du leader, il se situerait dans des écarts inférieur à ceux qui le séparait l'an dernier de Nibali. Hors cela ne l'avait pas empéché de figurer sur le podium. Alors, certes, la concurrence est bien plus relevé, si l'on considère que tous les favoris vont finir l'épreuve, mais certains d'entre eux n'ont pas toujours offert le maximum de garanties. Tejay Van Garderen en premier. L'américain à toujours eu un jour sans dans une étape de montagne. L'an dernier, dans le port de balès, il avait abandonné plus de trois minutes sur un Thibaut Pinot, impérial ce jour là. Des garanties, Albertor Contador en à montré beaucoup sur le plan tactique, toujours bien placé. Sur le plan physique en revanche c'est plus aléatoire. Dans le mur de Huy, un temps calé dans la roue de Froome, il a totalement explosé de la roue de ce dernier pour concéder 18 secondes en moins de 400 m. C'est beaucoup !

Il y a trop de montagne pour que des seconds couteaux tente de s'accrocher. Ainsi des coureurs comme Rui Costa (qui a déjà perdu beaucoup de temps lui aussi) ou encore Rigoberto Uran, auront du mal quand la pente s'élèvera. Autant d'adversaire que Pinot est susceptible de doubler au classement général.

Il est loin, mais rien est encore dramatique.

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