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chronique-sportives

Esprit critique et liberté d'expression sont de mise.

2014 : Une belle année pour l’équipe de France de football ?

Publié le 22 Novembre 2014 par Etienne Goursaud in Football

Didier Deschamps est il en passe de réussir son pari?         Source : L'obs

Didier Deschamps est il en passe de réussir son pari? Source : L'obs

Mardi dernier, les joueurs français ont livrés leur dernier match d’une année 2014 marqué par la coupe du monde, et une place de quart de finaliste. Quel bilan retenir ? Peut-on qualifier cette année comme étant « un bon cru » ? Des éléments de réponse vont être apportés ici.

 

Point positifs

Le retour d’une équipe soudée : On avait quitté l’ère Domenech sous une humiliation publique mondiale, lors de la fameuse grève de l’entrainement à Knysna. On avait retrouvé quelques couleurs sous l’ère Laurent Blanc, avant que tout s’écroule notamment avec « l’affaire » Samir Nasri. Depuis quelques années, les tricolores peinaient à trouver une cohésion dans le vestiaire et cela s’en ressentait sur le terrain. Malgré nombre de joueurs de classe mondiale, l’alchimie ne se mettait pas en place. Un constat que l’on retrouve au début de l’ère Deschamps. Cependant, et on peut considérer que l’année 2014 commence réellement le 19 novembre 2013, date de ce fameux match de barrages retour gagné face à l’Ukraine 3-0 après avoir perdu 0-2 au match aller. C’est le vrai point déclencheur de ce qui va faire une bonne coupe du monde. Une cohérence dans le vestiaire qui se retrouve sur le terrain, un fond de jeu que l’on n’avait plus vu depuis longtemps. A confirmer sur la durée

Un amour retrouvé avec le public : Moins de sifflets venant du public, la hausse globale des performances de l’équipe de France et corrélée avec la hausse de sa côte de popularité auprès des supporters. En témoigne ces images, lors de la coupe du monde, d’entrainements des tricolores suivis par un public conséquent et ce, malgré la grande distance les séparant de la métropole. On rappelle que la prochaine compétition majeure se tient en France, ce sera l’Euro 2016. Il est donc indispensable de conserver une bonne cote d’amour pour avoir ce fameux 12ème homme capable de sublimer une équipe. Petite stat, la France à organisée trois compétitions majeures, elle en a remportée deux (Euro 1984 et bien sur la coupe du monde 1998). On occultera de cette analyse le (scandaleux) dernier match des bleus au vélodrome. 

Des nouvelles têtes capables de mener l’équipe de France

Paul Pogba et Raphaël Varane. Deux noms (quasiment) inconnus il y a deux ans devenus totalement incontournable dorénavant, en témoigne le brassard de capitaine porté par le madrilène, en l’absence d’Hugo Lloris. Jeune génération qui symbolise également ce renouveau de l’Equipe de France. A ces deux noms, il convient d’y rajouter celui d’Antoine Griezmann. Le parallèle avec la génération 98 est assez « troublant ». En effet, après la catastrophe France-Bulgarie de 1993 qui entraine la non qualification à la coupe du monde 1994, un nouveau sélectionneur arrive, avec des nouveaux joueurs qui sont rapidement installés aux commandes, tels que Zidane, Djorkaeff et autres Barthez. L’euro 1996 marque un vrai signe encourageant avec une demi-finale à la clé, ou les bleus s’inclineront à l’issue d’une cruelle séance de tirs aux buts ; la suite, tout le monde la connait…  

On peut ajouter la sécurité du poste de gardien de but que ce soit le numéro1 ou le numéro2.           

 

 

Points négatifs

De la suffisance dans certains matchs : Le symbole fut le France-Equateur lors du 3ème match de poule lors de la coupe du monde. Après deux matchs probants, les français se sont quelque peu « relâchés », montrant de grands signes de suffisance. Un constat qui s’est retrouvé en 8ème de finale, pendant plus d’une mi-temps, contre le Nigéria. Attention contre l’Albanie, il y a une semaine, ce travers s’est de nouveau remarqué. Une grande équipe ne néglige aucun match. Nos bleus devront donc faire un effort de ce côté-là pour se rapprocher des sommets.

Encore une incapacité à emballer les grands matchs : France-Allemagne, quart de finale de coupe du monde. Défaite 1 à 0 face aux futurs champions du monde. Ce match est sans doute le plus frustrant depuis la finale de la coupe du monde 2006. On y a vu des bleus rapidement menés, sur un but par ailleurs plutôt litigieux mais ce n’est pas le pire. Le pire ? C’est d’avoir vu des allemands totalement acculés et une équipe de France incapable de prendre totalement le jeu à son compte. Ce match-la était totalement jouable pour cette équipe de France. Cependant à défaut d’avoir ajouté un grain de folie à la rencontre, ils se sont fait endormir par des allemands bien trop content de ne pas avoir à subir un match rythmé, auquel cas cela aurait pu leur être fatal. A l’image d’un France-Croatie en demi-finale de coupe du monde ou du France-Brésil en 2006, il faudra retrouver un rythme équivalent pour franchir la marche supplémentaire qui leur permettrait d’être un grandissime prétendant au titre continental chez eux.

Le manque d’un vrai buteur :

Karim Benzema, énorme en club, son rendement est plus faible chez les bleus. Il lui manque sans doute un Ronaldo ou Bale à ses côtés (bien que Griezmann ne démérite pas chez les bleus et en club). En fait le vrai constat c’est que le madrilène n’est pas vraiment un avant-centre. Même s’il marque beaucoup au Real, il se distingue plus particulièrement par son influence dans le jeu et son nombre de passes décisives. En équipe de France, il a tendance à dézoner souvent, pour chercher les ballons parfois au milieu de terrain, cela ne rend pas la chose facile quand il s’agit de marquer des buts derrière. La solution viendra peut-être d’un remaniement tactique, en le repositionnant en meneur de jeu, avec un vrai attaquant de pointe. Quelqu’un comme Lacazette ou Gignac, peut remplir ce rôle. Cependant, nous avons été champion du monde sans grand attaquant de référence (Meilleur buteur étant Thierry Henry, encore jeune, avec 3 buts et Guivarc’h s’étant totalement manqué, à l’image de sa finale). De tout temps sauf en 1958, les français se sont distingués par un milieu de terrain solide plutôt qu'une attaque de feu.

 

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